Février 2018

Cowries – Volume 1

A guide to the Gastropod Family Cypraeidae

Félix Lorenz





Ce magnifique ouvrage est le résultat d'un énorme travail mené par Félix LORENZ (de beaux voyages et de superbes plongées). C'est un inventaire très complet des Cypraeidae et des Porcelaines au travers de près de 650 pages. Il décrit 260 espèces et près autant de sous-espèces ainsi que de nombreuses variations. Une sélection de fossiles est également présentée pour comprendre l'évolution et la modification des formes des coquilles sur des millions d'années.

Pour chaque Cypraea, une planche révèle la référence de nom, ses
synonymes, ses caractéristiques (avec ses variations), ainsi que son habitat et sa localisation (cartes). On y trouve des tableaux comparant les sous-espèces.

Les premiers chapitres sont consacrés aux
différents aspects de l'étude de cette famille de gastéropodes : Cowries and Man", "Animal Morphology", "Reproduction and Development", "The Adult Shell", "Habitat and Distribution", "The Molecules" et "History of Cowries".

Toutefois, à la lecture de cet ouvrage, il peut être constaté des divergences avec « 
The World Register of Marine Species » (WoRMS). Les collectionneurs ne sont pas encore prêt d'avoir une liste de Cypraea établie et peuvent être désorientés. Je vais me permettre de prendre 2 exemples.




1) Les Erosaria Turdus (Lamarck, 2010)

Pour cette espèce, le WoRMS fait apparaître par moins de 7 sous-espèces, sur la base de travaux fait par E. L. HEIMAN. Ce dernier décrit des spécimens venant du golfe Persique, de Somalie et de Tanzanie :

- Erosaria Turdus Kuwaitensis (Heiman, 2014)
- Erosaria Turdus Micheloi (Chiapponi, 2009)
- Erosaria Turdus Pardalina (Dunker, 1852)
- Erosaria Turdus Singeri (Heiman, 2014)
- Erosaria Turdus Somaliaensis( Heiman, 2014)
- Erosaria Turdus Winckworthi (F. A. Schilder & M. Schilder, 1938)
- Erosaria Turdus Zanzibarica (Sullioti, 1911)

Il est certainement très difficile de les distinguer les unes des autres, même pour un collectionneur averti. Félix Lorenz, quand à lui, ne retient que la Turdus (Lamarck, 2010) avec 5 variations dont la Micheloi (Chiapponi, 2009), la Pardalina (Dunker, 1852) et la Winckworthi (F. A. Schilder & M. Schilder, 1938).



2) Les Stolida, les Diauges et les Clavicola

Chez les Bistolida, le tableau ci-dessous reprend la classification du WoRMS et du Volume 1 du guide. Pour ma part, je trouve qu'il y a une cohérence dans la répartition des espèces : les Stolida dans le Pacifique, la Rubiginosa au nord de l'Océan Indien tandis que les Clavicola et les Diauges sur les côtes Est de l'Afrique et les Mascareignes.


WoRMS

Félix LORENZ

Espèces et Sous-epèces

Espèces et Sous-espèces

Formes

Stolida Stolida

Stolida Stolida

Dampiera

Stolida Aureliae

Stolida Stolida

Aureliae

Stolida Crossei

Stolida Crossei

Thakau

Stolida Kwajaleinensis

Stolida Kwajaleinensis


Stolida Lorrainae

Stolida Lorrainae


Stolida Rubiginosa

Stolida Rubiginosa

Aegyptica

Stolida Clavicola

Clavicola Clavicola


Stolida Brianoi

Clavicola Brianoi


Stolida Uvongoensis

Diauges Uvongoensis


Sotilda Salaryensis

Diauges Diauges

Salaryensis
Fulva

Diauges Diauges

Diauges Diauges



On peut également trouver des divergences similaires avec les Cribrarula. Des fiches étonnantes sont rédigées et l'une d'elles est surprenantes. Il s'agit de la Cypraea Tessellata Lani (Raybaudi, 1997) qui est localisée au Sud du Japon, à Taïwan, au Sud des Philippines, en Nouvelle Calédonie et en Polynésie) contrairement à la Cypraea Tessallata Tessallata (Swainson, 1822) située dans l'archipel d'Hawaii.

Pour finir, en feuilletant les pages du Volume 1, de nouvelles Porcelaines sont décrites comme de futures
sous-espèces et leurs validations sont en cours de discussion : Cypraeovula Algoensis Liltvedi (False Bay/Mossel Bay – Afrique du sud), Macrocypraea Cervinetta Californica (Golfe de Californie – Mexique), Paradusta Barclayi Sumatrensis (Nord-est de Sumatra – Indonésie), Schilderia Achatidea Verdensis (Cap Vert).

Vivement le Volume 2 ...